Donc départ à 15h15 de Paris Montparnasse arrêt dans toutes les gares enfin presque (St Pierre des corps, Poitiers, Angoulême, Libourne et terminus Bordeaux), vous me direz j'ai oublié Vendôme mais personne ne connait cette ville.
 Deux minutes au départ pour bien commencer le voyage, jusque là tout va bien rattrapé sans grande difficulté sur la LGV mais arrivée à Potiers ce sera un peu plus long 10 minutes de perdues pour un problème de porte.
Grande difficulté pour le fonctionnement de la RST (Radio-Sol-Train), les bips d'attention ne fonctionnaient pas alors comment discerner un appel d'un agent de train à un autre agent de train ou le conducteur etc... ce n'est pas très important.
Pour la petite anecdote:
Que répondriez vous à une contrôleuse qui vous répond bon bah je vais appeler ma queue (il faut comprendre qu'elle va joindre son collègue dans le deuxième TGV) ?
Arrêt à Angoulême, un bon coup de patin pour regagner quelques secondes à 120 Km/h en tête de quai, c'est quand même pas mal. Mais les quelques minutes de gagner vont être reperdues car nous laissons la queue du train du train à Angoulême.
Puis le reste du trajet sera sans encombre jusqu'à Bordeaux.

Le titulaire me propose un petit café en attendant ma correspondance pour Margaux train en direction de Pauillac. Mais entre temps une contrôleuse l'invite avec le reste des contrôleurs à dîner, j'ai préféré le laisser partir pour qu'il ne se retrouve pas comme la plus part du temps seul, c'est un des grands inconvénients de ce métier.

Une heure après c'est l'heure de mon départ pour Margaux cette fois-ci confortablement assis dans un siège, j'étais fatigué de mes 500 Kms. Et ma grand-mère était bien au RDV avec la plus belle des voitures une vieille Renault 12 GT double corps orange et sièges baquets !!!! Pour une manie quelle classe quand même.



Que c'est bon de reprendre des nouvelles de toute la famille et de retrouver la maison familiale de vacances. Mes petits entremets habituels en arrivant depuis tout petit quand on arrivait avec mes parents de Paris on avait le droit à notre crème vanille quand tout le monde dormait.  
Puis dodo avec la petite chatte de la famille, ça particularité ?
Elle n'a que 3 pattes et oui elle c'est faite écrasée par une voiture étant jeune et les deux pattes cassées. Ma petite cousine a tiré sur l'un des deux plâtres bilan amputation. Mais je vous assure maintenant elle coure aussi vite qu'avant...

Le lendemain réveil à 8h pour profiter de ma famille avant de repartir, petite ballade avec ma tata comme nous l'appelons de 98 ans (500 m aller -retour).
Pour finir petite ballade à vélo avec mon grand-père, j'ai redécouvert le petit chemin où j'ai passé toute ma jeunesse près de l'écluse, figuré vous qu'il n'y avait plus de cadenas pour bloquer la manipulation de l'écluse alors j'ai un peu joué avec, montée descente des portes et j'ai tout remis en place pour ne pas faire de bêtise (c'est les anguilles qui devaient être contentes).
Puis petit chemin débroussaillé par des chasseurs menant à une grande tour pour chasser les oiseaux, je n'ai pas réussis à y monter mais la prochaine fois, je vais faire un petit camping là-bas, ça c'est sur et je vous ramènerais des photos. C'est tellement bon le camping au milieu de nul part, pas un bruit, seul le bruit du vent dans les arbres, des animaux, de l'eau qui coule dans la rivière. Mais le plus dur va être de trouver du monde pour m'y accompagner parce que tout seul c'est un peu déprimant quand même, quelqu'un est partant ? Quand vous voulez !!!

Retour chez la grand-mère pour le déjeuner, boudin pommes cuitent au beurre burkkkk j'ai eu le droit spécialement pour moi à mon petit steak haché avec des nems de ma tata, c'est la reine des nems fait maison.
Et c'est l'heure du grand départ avant ça, je me fais charger la mule bien sur confitures à la mûre et pommes du jardin.

C'est repartit pour une petite virée 2Kms en Renault 12 jusqu'à la gare et mon train arrive.
Flemme de monter en cabine, ce sera encore une fois derrière jusqu'à Bordeaux St Jean. C'est marrant de voir se mélange dans les trains, toutes les classes sociales et âges sont représentés, devant surement une adolescente habillée style hard-rockeuse, sac à dos cloutés, ceinture, ongles noirs etc... Elle partait à un concert

Pour rentrer à Paris, j'ai décidé de faire un petit tour via Nantes pour découvrir le ligne Bordeaux Nantes en diesel 67000 ou 68000 mince je ne sais plus, celui qui n'est pas radié des deux.
Allez je dirais 67000 comme celui-ci:


Demande auprès du conducteur, il n'était pas très chaud au départ (car ils n'ont pas le droit de prendre des gens en cabine) mais j'ai une autorisation permanente d'accès cabine. Cela me permet de rester proche du métier, on apprend énormément auprès des gens du terrain et j'aime discuter avec eux. Encore mieux quand c'est des anciens apprentis du matériel comme moi, il venait de Saintes et lui aussi a passé de très bonnes années au centre de formation.

Dans l'ensemble la ligne est plutôt jolie, où l'on croise ouvrages d'art et  courbe (il faut imaginer les vapeurs qui circulaient à l'époque sur ces tronçons). Le passage sur le pont de Saint André des ponts (pour la petite histoire c'est la ville d'Europe où il y a le plus de ponts mais est ce vrai ?), la ligne longe les marrais Poitevins (souvenir de mon petit week-end à Niort l'année dernière), on aperçoit la mer près de La Rochelle, on passe près de l'usine Alsthom où j'ai pu apercevoir l'AGV. La limite entre deux départements est vraiment visible au niveau du paysage entre les Charente-Maritime et la Vendée (plus de champs) etc...
On peut apercevoir de l'avancement de l'électrification de ligne la Roche-sur-Yon Nantes, la suppression de quelques signaux en block manuel pour passer en block automatique etc...
Arrivée en gare de Nantes où les 67000 sont échangés contre une loc électrique.

Sur Nantes juste le temps de prendre un petit sandwich et c'est l'heure du départ pour le W (un train à vide sans voyageur) pour Paris Montparnasse, ce sera un beau duplex en US et quelle chance retour par ligne classique même pas le droit à la LGV et oui économie économie les sillons coûtent chers de nos jours.
Peu avant l'arrivée en gare d'Epernon avertissement bizarre bizarre puis sémaphore encore plus bizarre. Nous imaginons que c'est un dérangement et passons le sémaphore mais bien sur en marche à vue et nous apercevons les rouges du TER 16758 devant nous nous rapprochons jusqu'à lui coller les fesses et nous arrêtons pour voir le problème.
Bilan un individu en état d'ébriété, les contrôleurs ont donc appelé la gendarmerie et 30 minutes de retard car ils ont pris leur temps pour venir (match France Angleterre surement) alors que la gendarmerie au dire d'une voyage était à deux rues. Mais cet individu n'a pas eu de chance il s'en ait pris à deux policiers en civils, il s’est donc retrouvé la tête clouée sur le siège et les bras dans le dos, il avait beau crier, il ne pouvait plus bouger.
Les clients commençaient à s'impatienter et certains ont surement loupés leurs correspondances. Dont un qui devait prendre le dernier train pour Toulouse gare d'Austerlitz à 22h50.
Conclusion: la plus part des incidents ne sont pas dû à la SNCF, mais aux usagés eux-mêmes

Et c'est repartit, la 7200 met tout son jus et avec notre duplex, nous l'avons même pas rattrapée jusqu'à Montparnasse, quelle honte !!!

Bon allez je vous souhaite une bonne nuit et aux prochaines aventures